Un salarié qui démissionne parce qu'il ne supportait plus le harcèlement moral que faisait subir son chef de bureau à l'un de ses collègues ne peut pas ensuite imputer à l'employeur la responsabilité de la rupture pour lui réclamer des dommages-intérêts.
En effet, seul le salarié personnellement victime du harcèlement moral a la faculté d'agir contre l'employeur.
Cass. soc. 20 octobre 2010, n°08-19748 FSPB

